Samedi 10 février 6 10 /02 /Fév 18:50

Par Djazia, sociologue
WebArabic
copier de webarabic.com

Le seul mobilier qui existe est localisé dans la pièce de réception. Des banquettes de bois sont disposées très souvent au service des clientes en plus des doukkanas, banquettes en dur et en bois sur lesquelles les femmes se déshabillent en prenant leurs aises. Elles échangent les nouvelles de la semaine avec la caissière ou la voisine du quartier parce qu'elles savent qu'elles peuvent prendre tout leur temps. La tradition voulait que depuis des générations le jour du hammam soit en quelque sorte un jour de fête pour les femmes qui passent leur vie « enfermées » dans leur maison. C'était leur jour de sortie, qu'elles préparaient bien à l'avance. Il s'accompagne d'ailleurs d'ustensiles que toutes les femmes apportent dans leur trousseau de mariée : le seau d'argent ou de cuivre, mahbess el hammam, dans lequel sont disposés les objets traditionnels tel le vase de cuivre à long manche ou tassa, l'étui à pierre à foulon, taffala, le peigne fin en écaille, fellaye, le gros peigne-démeloir, khallas, le gant de toilette ou kassa. La diversité de ce matériel et la richesse de son vocabulaire prouvent la diversité des fonctions hygiéniques qui se succèdent lors du ghsil au hammam (lavage).

Une fois que le déshabillement est fait et que la aoura (le sexe) est dissimulée par une fouta autour (tissu en soie rose avec des filons dorés), la baigneuse s'avance pour pénétrer dans la première pièce humide du hammam, munie de seaux, traversant l'endroit le plus froid vers l'endroit le plus chaud ou beit s’khun. Elle remplit un seau d'eau chaude pour nettoyer l'endroit ou elle va s'asseoir. Dans la tradition d’antan la saleté (usakh) est le lot du diable. Etre sale c'est être impur, ainsi l'impureté physique entraîne l'impureté de l’âme et le hammam permet de rétablir cet équilibre perdu dans le vécu quotidien et profane du citadin, d'ou cet aspect de «sacré» que pressente le hammam dans les sociétés urbaines arabo-musulmanes.

Une fois installée dans la salle de sudation qui nécessite un minimum d'une demi-heure, le bain de vapeur commence pour la baigneuse : elle installe ses pieds dans un seau d'eau brulante, l'écorce de racine de noyer, swak (1) à la bouche. Très souvent ce moment est choisi aussi vu le degré de la chaleur pour appliquer le henné (2) aux cheveux afin qu'il prenne bien. La fin de la demi-heure trouve la baigneuse dans un état de transformation totale, au niveau de son état biologique, une sorte de torpeur due à la chaleur, à la saturation de, l'air, envahit progressivement ses membres, son buste, sa tête et gagne tout son corps. Cette dernière se sent possédée, pris par une sorte d'étourdissement (3) de bien-être (certaines même s'évanouissent). Curieuse sensation que celle qui nous envahit au hammam; le degré thermique, active, la circulation du sang mais la vapeur gagne aussi l'esprit, l'imagination et le hammam devient un lieu onirique, un lieu d'hallucinations, de rêves, où l'imagination est reine, où l'on s'évade, où la volonté et le « social » disparaissent derrière ce rideau opaque de vapeur, où l'on se sent si près de soi, si près de son corps, où l'on se sent pour quelques heures appartenir à nulle part, où l'on se laisse aller, confiante, sécurisée et soumise.

Mais ces rêveries et cette paix sont vite interrompues par la venue de la kiyassa (tayib pour les hommes) munie d'un gant rêche, kassa, elle s'attaque à la peau, prête et meurtrie, par une friction énergique qui permet de détacher en rouleaux grisâtres la saleté, usakh, accumulée dans les pores de la peau. Ce décrassage de l'épiderme est en même temps une sorte de massage qui peut s'accompagner de craquement d'os. La baigneuse est appelée à s'asseoir, à s'étendre, obéissent sans discuter aux ordres de la kiyassa. Ensuite, d'un regard complice, cette dernière tend à la baigneuse le gant en lui signifiant de se mettre dans un coin afin de procéder à la toilette des parties intimes.

La deuxième heure trouve la baigneuse dans un état de relâchement total, elle se rince le corps, les cheveux sur lesquels elle applique une portion de tfal (ghassoul) l’argile, et entame souvent l'épilation des aisselles et de la zone sexuelle si l’opération n'a pas été faite déjà dans le beit el s’khun.

Très souvent et à ce moment, les baigneuses discutent. On parle du man, des enfants, bref de la vie privée. Les conseils sont échangés ainsi que les clins d'oeil, les sourires et souvent les rires. Cette complicité qui s'établit naturellement et facilement entre les baigneuses est due au fait que le hammam est le lieu de sociabilité par excellence pour les femmes. Elles lient facilement amitié et on a vu très souvent des projets de mariage se conclure entre les mères des jeunes filles à marier, pour le compte des enfants, et les mères de jeunes élus. Là, la mère du jeune garçon observe à son aise sa future belle-fille avant de donner son accord, quant aux hommes ils auront la tache des formalités à remplir. Curieuse interprétation superficielle que celle qui a bercé et qui berce encore l'opinion générale sur le rôle de la femme dans la société musulmane. C'est un lieu comme le hammam, ce fait social total, pour reprendre l’expression de M. Mauss, qui peut démentir et démystifier le rôle des femmes musulmanes.

Ce sont elles qui décident très souvent du sort des hommes. Des vengeances et des intrigues prennent forme dans ce lieu de sociabilité et de superstitions, de manière fréquente.

Enfin une fois notre baigneuse propre de corps, elle peut s'adonner aux ablutions purificatrices qui nécessitent aussi toute une technique précise, afin de purifier en dernier lieu son âme. II y a par conséquent tout un art de se baigner au hammam et on n'y entre pas comme on entre dans une salle de bain ou sous une douche. L'art de prendre son temps va de paire avec toutes les fonctions que remplit le hammam. Ainsi la conduite au hammam se divise en rituel hygiénique, en rituel religieux, mais aussi en rituel ludique, esthétique et surtout thérapeutique et c'est ce dernier facteur qui l'emporte au hammam et qui nous intéresse.

Cette dernière constatation me permet de voir dans le hammam un rôle extra quotidien que je traduis par le mot « structurel ». Je dirais même qu'il s'agit d'une perturbation du structurel quotidien dans un but de récupération par le système social et que nous plaçons en tant que facteur d'équilibre. Ici ce sont l'espace, le lieu et les caractéristiques du hammam qui dictent au corps un foyer d'une multitude de postures : assise, accroupie et étendue. Parallèlement, il structure le temps. Nous sommes ainsi en face d'une synchronisation bien spécifique au hammam, et dans l'expression sous forme pyramidale, le sommet étant réservé à l'espace.

Il est à noter à ce propos que les hommes de leur côté vivent les mêmes impressions, accomplissent les mêmes rites religieux et hygiéniques au hammam. « S’oublier » au hammam. Certaines ajoutaient qu'elles ne se rendaient plus compte du temps qui passait. Comme si le temps s'arrêtait, comme si la notion de temporalité était bannie lors de la pratique hygiénique au hammam. Seul ce lieu et ses caractéristiques détiennent ce pouvoir.

Conscientes ou inconscientes de ce qu'elles attendent de ce lieu, ce besoin d'abandon est recherche sous tout prétexte (mal de tête, refroidissement). Le hammam est le facteur d'équilibre de leur santé physique et mentale. Et l'on se demande à la limite où se situe, ici, la frontière entre le physique et le psychique.

Mais l'expérience de l'espace du hammam a souvent un aspect dramatique, un aspect tendu ; celui des heurts et des disputes qui très souvent éclatent entre les baigneuses. Est-ce une autre forme de sociabilité ? Certainement. Car ces « accrochages » sont peut-être une forme comme une autre de décharger une énergie en surplus. Ainsi ce type de décharge corporelle qui passe par une sorte de tension rejoint le même objectif qui caractérise le lieu du hammam à savoir son rôle thérapeutique, l'évacuation et le ravitaillement d'un nouveau dynamisme. Dans ce dernier aspect, nous trouvons la part d'imprévu, que réserve le hammam à ses clientes.   Une remarque s'impose à ce niveau c'est que le Hammam est exclusif aux femmes. II y a le hammam des hommes, comme il y a le hammam des femmes, très souvent d'ailleurs le même hammam sert à tour de rôle aux uns et aux autres. La séparation des sexes dans la société musulmane est stricte et rigoureuse. La femme n'avait pas le droit d'accéder à la vie publique de l’homme par conséquent à la ville tout court. Evidemment ceci au niveau de l'analyse diachronique dans le passé. Ceci s'explique par des raisons à la fois géographiques et historiques. Elle montre qu'il s'agit finalement d'un problème de ville et de campagne. Les citadins furent au départ des paysans, paysans qui sont devenus urbanisés mais qui ont conservé jalousement leur sensibilité noble et tribale transférée à travers le système de séparation entre la société des hommes et celle des femmes.

(1) et (2) Swak et henné ont un but esthétique.
(3) Certaines chansons populaires relatent cet état d'étourdissement : « elle est Sortie du hammam en vapeur, retenez-la, elle va tomber par terre » (ou s'évanouit).


Par fan de haifaa - Publié dans : Traditions et vie arabe
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Samedi 10 février 6 10 /02 /Fév 18:48

par web arabic.com

L’alimentation des populations arabes témoigne tout à la fois du milieu naturel homogène et des siècles d'interpénétration culturelle dont la région fut témoin. Toutefois, s'il existe indéniablement une familiarité entre les différentes pratiques alimentaires, on peut difficilement parler d'une seule cuisine arabe, uniforme.

Les traditions culinaires de la région résultent d'influences centrifuges et centripètes, certains éléments sont communs, d'autres au contraire constituent le signe incontestable d'une divergence. La marque de l'histoire reste forte et les frontières politiques actuelles, récentes, fondées sur des distinctions nationales, paraissent inadéquates du point de vue culturel. En faisant la part belle à l’approche historique et comparative, nous avons tenté de souligner des oppositions et des ressemblances, des écarts irrémédiables et des traits communs. Cette approche permet de prendre nos distances tant avec la vision d'une diète arabe idyllique qu'avec celle beaucoup plus compartimentée et limitée que proposent les nombreux pays du monde arabe.

En filigrane transparaissent deux aspects du culinaire (dont le traitement est tantôt divergent, tantôt convergent), mais qui se dévoilent ainsi comme fondamentaux. D'une part, la nourriture est vitale à l'être humain, qui est dans l’obligation de se nourrir pour survivre. Cette nécessite a donne et donne encore à celui qui maîtrise l’alimentation d'autrui un pouvoir et une autorité indéniables. D'autre part, le mécanisme biologique d'ingestion semble avoir été interprète socialement en conférant à l’aliment une véritable « efficacité symbolique ». Comme si, parce qu'elle est ingérée, la nourriture participait de l’individu en le dotant de qualités spécifiques et en l’instituant comme porteur de représentations.

L'alimentation du monde arabe est caractérisée par la prépondérance du pain, qui est partout et en raison de cette prépondérance, synonyme de « nourriture » et se voit de ce fait investi d'un fort symbolisme social et religieux. Tant dans les Balkans, où l’on dessine une croix dessus, que dans les régions musulmanes, ou il est « don de Dieu » (ni’met) par excellence. Partout, il constitue à la fois un accompagnement (pour les plats en sauce) et un repas à lui tout seul ; il est alors agrémenté de condiments (tomates, fromage, oignon, olives, fritures). Les céréales représentent partout l’aliment de base, elles ont un rôle nutritionnel considérable. Les pâtes alimentaires sont concurrencées selon les régions par la semoule (Afrique du Nord), le blé concassé (Balkans, Turquie, Moyen-Orient) ou le riz (pays du golfe, Egypte). Elles sont de deux types, les nouilles fabriquées chez soi et les pâtes industrielles, richta et trida en Algérie makruna en Tunisie. La semoule est confectionnée surtout en Afrique du Nord. Elle permet de préparer le couscous, consommé indifféremment avec de la viande, du poisson, du poulet ou des légumes. Le blé concasse (burghul en turc serait d'origine turque) et se retrouve surtout dans les anciennes régions ottomanes, des Balkans à l’Afrique du Nord (borghul en Tunisie). Dans les régions non productrices, le riz reste un aliment de prestige.

Le troisième trait commun à cette alimentation repose sur la part des soupes et potages, des bouillies dans la nourriture. Les premières sont préparées soit avec des pâtes, des céréales, soit avec des légumes. Les bouillies sont le plus souvent à base de farine, de maïs de production locale. La consommation de viande était jusque très récemment exceptionnelle dans les campagnes. Les poissons sont surtout mangés dans les zones côtières ; les oliviers et la vigne sont présents partout. Si chacune des régions du monde arabe à un style particulier, une esthétique propre, l’existence de ces traits communs est indéniable. Or, pain, bouillies céréales et plantes sauvages correspondent aux traits caractéristiques des régimes alimentaires pauvres et monotones. A cette alimentation frugale des campagnes s'oppose pourtant celle, plus riche et plus variée, qui caractérise les populations urbaines.

Les récents changements alimentaires du monde contemporain sont le résultat d'une diversification des denrées due à un certain nombre de facteurs : mode de vie différent, économique de marche, retour des émigrés apportant de nouvelles habitudes alimentaires et plus largement « urbanisation » des campagnes, diffusion d'aliments par le biais des fast-foods.

L'interdit qui frappe la consommation de porc est extrêmement fort : musulmans et juifs considèrent que son ingestion souille le corps en son entier. Cette aversion a probablement eu des répercussions sur les pratiques alimentaires des chrétiens orientaux. Beaucoup de Coptes par ailleurs s'abstiendraient d'en manger. Il semble donc bien y avoir ambiguïté dans le traitement du porc, à la fois peu consommé, mais cependant toujours présent.

Il paraît certes vraisemblable que les chrétiens d'Orient, en situation de minorité, aient fini par assimiler en partie le rejet du porc, ce qui en expliquerait la consommation restreinte aux seules préparations qui le distinguent le plus d'une viande ordinaire. Cependant, sa présence reste bien attestée en territoire musulman, jusqu'à l’époque actuelle. Equivalent symbolique des chrétiens (mangeurs de porc) dans l’esprit des musulmans, il représente aussi la nourriture qui les différencie. D'une certaine manière, s'affirmer comme mangeur de porc, c'est du même coup se faire reconnaître en tant que chrétien ; mais cette reconnaissance est à double tranchant, puisqu'elle désigne et signifie, pour les musulmans et les juifs, une altérité irréductible et abhorré. Etrange situation dans des pays où l’athéisme est peu revendiqué, qui fait à chaque chrétien obligation de s'affirmer en tant que tel et qui, ce faisant, le désigne en même temps comme personnage d'une impureté d'autant plus tenace qu'elle est ingérée.

Le dégoût envers le sang semble bien être partagé, tant par les Grecs que par les Coptes. Ce rejet - que concrétise la technique d'abattage qui veut que le sang coule de l’animal - a pour conséquence de préparer les viandes de manière à ce qu'elles recèlent le moins de sang possible. II n'est donc pas étonnant que les types de préparation que sont les boulettes (kofte, keftedes, kojta...), petits morceaux frits ou grillés (kebab), viande confite dans sa graisse (kauurma, 'awarma), farcis à la viande hachée (dolma) se soient répandues des Balkans à l’Andalousie. En Turquie et l’Egypte urbaine, on consomme parfois des biftecks que l’on prend soin d'aplatir à l’aide d'une pierre pour enlever d'éventuelles traces de sang. De même, la viande est toujours passée à l’eau avant d'être cuisiné. Le kebab par ailleurs marqué cette exigence d'une viande très cuite, puisqu'elle est fixée sur un axe vertical qui tourne devant une source de chaleur (autrefois du charbon incandescent); chaque face grillée est tranchée en fines lamelles : plus une seule goutte de sang n'échappe ainsi à la cuisson. L'interdit portant sur le sang est particulièrement important pour les conceptions juives et musulmanes du pur et de l’impur. Intégré aux règles d'hygiène, il reste non consommable, même pour les populations non pratiquantes, voire athées.

Cette remarque permet également et a contrario de souligner les difficultés auxquelles sont confrontés juifs, musulmans et dans une moindre mesure chrétiens d'Orient qui résident en Occident : toute nourriture devient suspecte, il est nécessaire de s'assurer de sa composition, de sa provenance. Ce constat explique aussi l’existence de réseaux communautaires forts, du développement des épiceries et boucheries musulmanes et juives en Occident, de même que la méfiance à l’égard de l’alimentation autochtone, qui rend problématique le simple fait de répondre par exemple à une invitation.

Les études concernant l’Empire ottoman ont toujours souligné la quasi-absence de commerçants musulmans en pays chrétien. Il est bien possible que cette absence - en dehors d'un problème de langue et de concurrence - soit due en partie aux difficultés inhérences à la vie quotidienne, les commerçants juifs ou chrétiens orientaux bénéficiant, eux, d'un réseau communautaire important et efficace pouvant les prendre en charge. Ainsi, lorsque l’ambassadeur de la Porte se rend à Paris sous la Régence, il est accompagné de ses propres cuisiniers et selon un témoin de l’époque, « leur manière d'apprêter à manger était particulière. Ils égorgeaient eux-mêmes les animaux qu'ils voulaient manger ».

La consommation de viande, exceptionnelle en milieu rural, était et est encore souvent associée a un acte sacrificiel, pratique tant par les Grecs de Grecs (kurbania) que par les Arméniens de Turquie (madah). En Turquie, en milieu urbain, les viandes de boucherie sont toutes préparées selon le rite musulman, pour lequel, comme l’a souligné Pierre Bonté, il n'existe pas de réelle différence entre l’abattage rituel et le sacrifice, si ce n'est dans l'« intentionnalité » de Pacte. La bonne exécution de l’abattage rituel, qui répond a des règles bien précises, permet seule de disposer d'une viande dont la consommation est licite. Les populations juives, qui ont leurs propres boucheries cachère, font toutefois exception. Dans le contexte anatolien de l’époque ottomane, il arrivait que les Turcs (musulmans sunnites de rite hanéfite) prennent part au repas sacrificiel grec ou arménien.

Le vin, comme le porc, tous deux non licites en terre musulmane, fonctionnèrent aussi comme trait distinctif chrétienté occidentale. L'interdit islamique portant sur l’alcool est cependant très souvent transgressé (surtout par les hommes) en territoire musulman. Le vin sert parfois de boisson rituelle chez les soufis, et certains possédaient même autrefois leur propre cave. Contrairement au porc ou au sang, l’interdit ne porte pas sur le caractère impur de l’aliment, mais sur les effets éventuels dus à son absorption. Seul l’état d'ivresse devient ainsi connoté négativement. Le fait de boire en restant maître de soi-même est au contraire sujet de fierté masculine.

Par ailleurs, les périodes d'absences en chrétienté orientale sont particulièrement nombreuses. Chez les Coptes, elles pouvaient représenter plus des deux tiers de l’année. Aucune nourriture d'origine animale n'est alors autorisée. Cette restriction alimentaire a donné lieu au développement des plats de carême, à base de légumes. Certains, dénommés « mensongers », sont du reste la réplique de mets contenant de la viande et sont assez anciens. Les plats spécifiques à l’huile d'olive (zeytinyagh) que l’on trouve en Turquie urbaine, en sont certainement redevables, notamment les feuilles de vigne farcies, appelées yalanci dolma, c'est-à-dire « farci menteur », en référence à la version à la viande qui est dénommée dolma.

 

Par fan de haifaa - Publié dans : Cuisine Arabe et recettes
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Mercredi 17 janvier 3 17 /01 /Jan 15:59

Imane Karouach : "L'Inde m'a toujours fascinée".
D'après une Interview réalisée par Aujourd'hui Le Maroc, dans l'édition du 29/12/2006. Passionnée de culture hindoue, Imane Karouach est allée jusqu'au bout de son rêve en devenant actrice dans des films indiens. Lorsqu'elle était une adolescente, elle était fascinée par Bollywood, le Hollywood indien. A 16 ans, après avoir échoué au baccalauréat à cause d'une hospitalisation, elle décide de se jeter à l'eau et de suivre des études de comédie en Inde. Un pari audacieux, que peu de jeunes marocaines avaient osé relever !

Lorsqu'elle arrive en Inde pour la première fois, accompagnée de sa mère, elle prend la mesure des difficultés pratiques auxquelles elle est confrontée : elle doit trouver une école de cinéma adaptée et des moyens pour financer ses études et la vie en Inde.

Elle retourne donc au Maroc pour préparer son projet et ce n'est que deux ans plus tard qu'elle parvient à s'installer en Inde. Méthodique, elle commence par suivre des cours de hindi pendant plus d'un an, avant d'intégrer, en 2003, la célèbre école Asha Shandra qui a formé de grands noms du cinéma indien dont Rishi Kapoor, Akshay Kumar, Jackie Shroff, Sunny Deol et Mansoor Khan pour ne citer qu'eux.

Après seulement trois mois de cours, certes intensifs, elle décroche son diplôme de comédienne et sort même première de sa promotion !

Par fan de haifaa - Publié dans : Bollywood
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Samedi 6 janvier 6 06 /01 /Jan 08:46
 
quote
 


"If you are filming me pack, stop; I want to leave, I am fed up and want to be alone." -Haifa Wehbe, storming off the reality TV show Al Wadi.

 

biography
 


Haifa Wehbe was born on March 10, 1976, in Beirut, Lebanon. Growing up, she listened to jazz and R&B, all the while dreaming of becoming a singer and performing in front of huge crowds. But her first steps toward Middle Eastern stardom came from how she looked, not how she sounded.

At age 16, after she had begun entering beauty contests, she won the title of Miss South Lebanon.

haifa wehbe is miss lebanon

Haifa's next distinction came nine years later, in 1995, when she was a runner-up in the Miss Lebanon competition.

But in the intervening years, Haifa had gotten married and had a daughter, Zaza. When this was discovered, Haifa's title was revoked, although many still considered her the most beautiful young woman in Lebanon.

haifa wehbe releases howa el zaman

Despite the scandal, by 1996, Haifa's modeling career took off. She was in great demand at fashion shows, and photographs of her could be seen inside and on the covers of every major magazine in the Middle East -- over 100 of them. Haifa had become a star throughout the Arab world.

Encouraged by fans and the supportive Rotana music company, Haifa released an album, marking a career change from model to singer. Howa el Zaman was a smash hit, propelling Haifa to new heights of stardom. She appeared with Omar Sharif at the Cannes Festival, and was interviewed by reporters at CNN and Arte TV.

She performed in many concerts over the next few years, including Kartaba and Rayfoun in Lebanon, which drew crowds of 20,000. By early 2005, Haifa's popularity was such that she even considered running for a seat in the Lebanese parliament.

haifa wehbe at the carthage festival

But Haifa's place at the top hasn't been without problems. Arab media criticized her for being too sexually provocative, and in 2004, a mere 200 unenthusiastic spectators attended her concert at the Carthage Festival in Tunisia. Haifa, for her part, claimed that she had been forced into it by her record company, Rotana; their relationship was further strained when one of Haifa's videos was broadcast by a competing music channel.

Nevertheless, her second album, Badi Aish, was released to acclaim.

haifa wehbe fights with marwa

In 2005, Haifa accused rival Lebanese songstress Marwa of stealing her ideas in a music video for the song "Rajab." Haifa was supposed to appear in the same dress worn by legendary Egyptian actress Hind Rustom in the film Bab Al Hadeed (The Iron Door), but Marwa apparently did just that and released her video first.

haifa wehbe's engagement to tareq al jafali broken

Haifa has had hiccups in her personal life, too. Her first marriage ended, and although she was engaged to Saudi businessman Tareq Al Jafali in the summer of 2005, he broke off the engagement in September, reportedly because his family put pressure on him.

The incident was very public, since Haifa had announced the engagement (and showed off her ring) on the reality TV show Al Wadi, a kind of Arabic The Simple Life. In addition to TV, Haifa has also appeared in the play In Kibir Ibnak and the movie Rasa' el Al Bahr

 

 

A native of Beirut, Lebanon, Haifa Wehbe had her eye on stardom when she was just a child. And it wasn't long before people had their eyes on her -- at 16 years old, she became Miss South Lebanon.

By the time she was in her 20s, Haifa Wehbe had become a controversial runner-up for the title of Miss Lebanon and was in high demand as a model throughout the Middle East.

But the beautiful Haifa wanted more, and so did her fans. She embarked on a singing career, releasing first Howa el Zaman, then just recently Badi Aish, on the Rotana label, and putting on concerts from Turkey to Tunisia. Her sex appeal may draw as many crowds as it does critics -- even Saddam Hussein's grandsons are reportedly fans.

Haifa's contradictory personality and public persona have caused her trouble. A spat with her record company, rivalries with other singers, and the collapse of her engagement to a Saudi businessman have dogged her recently. But she seems just as eager to try new things, taking her shot at acting on stage and screen.  

 
 

personality & talent
 


Haifa's personality seems to be a mixed bag. On the one hand, she performs concerts for children's charities and her fans praise her "humble and sincere" personality, but she's been linked to a number of scandals involving back-biting and rumor-mongering. She wears tight and skimpy clothes then claims to be repulsed when other singers do the same. Haifa claims the media persona that has developed around her isn't the "real" Haifa. Then what is?

Despite Haifa's forays into modeling, singing, and now even acting (or maybe because of them), it seems like her biggest gift is one of self-promotion. Modeling requires dedication and hard work, but little talent, aside from looking good. Her music, a fusion of Western Gypsy Kings-style with Arabic rhythms, is also trend-following and uninspired. As for how good Haifa's acting is, it's too soon to tell.

 

sexiness
 


Haifa Wehbe's sex appeal can be measured by the number of prudes she's annoyed. Her dancing at the disastrous Carthage Festival in 2004 was derided in the Arab media as "moving every possible part of her body including parts that have no muscles in them." Fake rumors about secret marriages have swirled around Haifa, and her real engagement to Saudi businessman Tariq Al Jafali fell apart when his family deemed that she wasn't the marryin' kind.

Despite her protests of innocence, Haifa does act coquettishly. At the 2004 London Lebanese Fashion show, for example, Haifa stole the spotlight when she wore a skin-tight dress that was more revealing than anything the show's models had on. Haifa vamped it up even more by flirtatiously pawing her hands at the men there. One fan remarked, "I don't really care about the fashion show, I'm here to see Haifa."

 

accomplishments & fame
 


Haifa Wehbe has had nearly two decades of accomplishments. At 16, she won the title of Miss South Lebanon and has been a cover girl ever since. She's put out two records, Howa el Zaman and Badi Aish, and four million readers of Al Jamhouria newspaper voted her the Best Young Arabic Female Singer in 2004. She's since become a total media personality, appearing on the show Al Wadi, and taking parts in the play In Kibir Ibnak and the movie Rasa' el Al Bahr.

Haifa is certainly famous in the Middle East. Her many magazine appearances, concerts, and even a stint on the non-stop reality TV show Al Wadi (which she recently stormed off of in a huff), have kept her in the public eye. The BBC even enlisted her to help promote learning English. Yet Haifa is still an unknown outside the Arab world; there doesn't even seem to be a standard English spelling of her name.

 

natural beauty
 


Haifa Wehbe has the doe eyes and raven hair that would make her the model for any damsel out of the Arabian Nights. Her pouty lips and pleasing curves, though, soften and balance her looks, so that she ultimately seems more like "the girl next door" (if you live in Beirut, anyway). Haifa may have an exotic look, but hers is an exoticism rooted in the fundamentals of beauty.

Now in her mid-30s, Haifa doesn't seem to have lost any of the beauty that helped her win pageants since her teens. As recently as May 2005, Haifa won a "Beauty and Arts" Award at the International Petra Beauty Festival in Jordan. The judges, among experts from salons worldwide, explained that Haifa represents "true Arab beauty."

 

personal style
 


Like many ex-Soviet citizens did in the early 1990s, Haifa Wehbe has rejected the reserved apparel she was brought up with in favor of full-blown, western-style trashiness. No hijab for her -- instead, Haifa's wardrobe consists of fake animal prints and fur, tight jeans, and low-cut tops and dresses that show off her cleavage.

Nevertheless, Haifa's style has a few Lebanese touches left in some of the patterns and designs she wears. She wears some eastern-inspired jewelry and has recently gotten into the business, selling her own line of jewelry featuring lots of gold and diamonds, and the letter H as her trademark.

secrets

That we could get Haifa Wehbe to sing us to sleep after we have our way with her, and then for her to make us some shawarma.

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Samedi 6 janvier 6 06 /01 /Jan 08:44

ana wel chouk  ana wi chou9 meryam farress
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Samedi 6 janvier 6 06 /01 /Jan 08:31

meryam farres wahichni ih

 

wahechni eih eeh

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Samedi 6 janvier 6 06 /01 /Jan 08:23
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Lundi 11 décembre 1 11 /12 /Déc 13:04
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Vendredi 8 septembre 5 08 /09 /Sep 16:10
chanteuses et actrices arabes avant et apres la chirurgie esthetique





Nancy AJRAM







LATIFA





May HARIRI




Pascal MICHAALANI




Rajaa BALMLIH




Haifa WAHBI




Eline KHALAF




Shérine




Hanane TOURK




Angham
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Jeudi 24 août 4 24 /08 /Août 04:50

Le changement qu'a subit Nancy Ajram m'intrigue, voyez à quel point elle est métamorphosée, c'est dingue !! Est-ce vrai qu'elle a subit 14 opérations esthétique ??? Celui de Haifa Wahbi m'impressionne moins, elle avait déjà un capital beauté, de grands yeux et des belles formes qu'elle a accentué certes mais ça reste moins spectaculaire que lella dont tout le monde est raide dingue :-)), je me rappel pas malhuereusement le site ou j'ai trouver qlq photos de haifa, je l'es trouvé vraiment moche. Le changement qu'a subit Nancy Ajram m'intrigue, voyez à quel point elle est métamorphosée, c'est dingue !! Est-ce vrai qu'elle a subit 14 opérations esthétique ???
Celui de Haifa Wahbi m'impressionne moins, elle avait déjà un capital beauté, de grands yeux et des belles formes qu'elle a accentué certes mais ça reste moins spectaculaire que lella dont tout le monde est raide dingue :-)), je me rappel pas malhuereusement le site ou j'ai trouver qlq photos de haifa, je l'es trouvé vraiment moche.

photos de nancy agram avant les opérations et après les Chirurgies Esthetique

photos de haifaa wahbi avant d'etre celèbre et quand elle était petite



Par fan de haifaa - Publié dans : divers
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